Infos de la semaine

Feuillets de la fête du Christ Roi de l’Univers

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

En Avent !

Il y a quelques semaines, notre vicaire, Thomas SABBADINI, signait l’éditorial du bulletin de la rentrée des classes. Il nous interpellait sur le début des différentes années : année scolaire, année civile et … année liturgique ! Nous aurions pu ajouter ‘année judiciaire’

Nous voici, aujourd’hui, au début d’une nouvelle année, liturgique, celle-ci, qui commence par la période de l’Avent. Nous entamons l’année C, où nous allons parcourir, dimanche après dimanche, l’évangile selon saint Luc. Saint Luc qui n’est pas un des douze, qui n’est pas un apôtre, mais qui aurait écrit son évangile avec l’aide de la Vierge Marie qui lui aurait confié certaines informations que nous ne trouvons pas chez les autres évangélistes. L’évangile selon Saint Luc est le plus fourni en informations sur l’enfance de Jésus. Si « Marie gardait tout cela dans son coeur », (Lc 2, 19), elle a manifestement ouvert son coeur à saint Luc.

Parcourons brièvement les passages d’évangile qui vont nous être proposés pendant ces quatre semaines de l’Avent.

l’ dimanche, le 2 décembre. Annonçant les tribulations qui accompagneront sa venue, son retour, Jésus fait des recommandations à ses disciples, c’est-à-dire à nous aujourd’hui : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre coeur ne s’alourdisse … Restez éveillés et priez en tout temps. » (Lc 21, 25-28, 34-36).

2ème dimanche, le 9 décembre. Ici, c’est Jean-Baptiste qui, citant le prophète Isaïe, proclame : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Lc 3, 1-16). Il est non seulement question de nous préparer à la fête de Noël, à la nativité, à la venue du « petit Jésus », mais de nous préparer au retour de Jésus, dont nous ignorons la date.

3ème dimanche, le 16 décembre. Saint Luc, poursuivant la prédication de Jean-Baptiste, nous prodigue, nous relaie les conseils simples du partage élémentaire du vêtement et de la nourriture, l’équité, la non-violence et la modération. Jean-Baptiste relativise le baptême qu’il donne dans l’eau, alors que celui vient baptisera, lui, dans l’Esprit. (Lc 3, 10-18)

4ème dimanche, le 23 décembre. A 2 jours de Noël, voici Marie qui, exaltée par l’annonce que lui a faite l’ange Gabriel, se rend avec empressement chez sa cousine Elisabeth. C’est une triple visitation : Marie visite Elisabeth, l’Esprit-Saint, lui aussi, visite Elisabeth et Marie, quant à elle, accueille les paroles élogieuses de sa cousine. (Lc 1, 39-45).

A notre tour, partons à la rencontre de Celui qui vient diviniser notre humanité pour que nous soyons rendus capables de nous unir à sa divinité.

Bonne marche en Avent, à la rencontre de Celui qui vient.

Michel WELKENHUYZEN

 

Fêtons tous les Saints, commémorons nos Défunts 

Feuillets pour la fête de la  Toussaint

 Mercredi 31 octobre 16h : Immaculée Conception
Jeudi 1er novembre 9h30 : Marie-Médiatrice
Jeudi 1er novembre 11h : Sainte-Julienne

Feuillet pour la Commémoration des défunts

Jeudi 1er novembre 18h30 : Saint-Nicolas
Vendredi 2 novembre 18h30 : Saint-Hubert

 

 

 

 

Chers paroissiens, chers lecteurs,

Chaque année, ce début du mois de Novembre nous offre l’occasion de vénérer tous les Saints et Saintes du ciel dont le grand mérite est d’avoir rendu témoignage à Jésus Christ et à son Evangile de leur vivant. Cette fête remonte de l’époque des persécutions chrétiennes des premiers siècles et consistait à faire mémoire des martyrs locaux et quelques personnalités particulièrement célèbres. Peu à peu le culte à tous les Saints s’est développé pour se répandre un peu partout à partir du IVème siècle.

Après l’époque des persécutions, à la mémoire des martyrs et personnes célèbres on a associé les non-martyrs et les ascètes ayant mené leur vie à la lumière de l’Evangile. Primitivement célébrée le 1er Dimanche après la Pentecôte, c’est sous le pontificat de Grégoire IV (827-844) que cette fête a été définitivement fixée à la date du 1er Novembre, d’abord comme une célébration plutôt locale à Rome et dans quelques églises environnantes, mais elle se répandit très vite et devint une solennité commune à toute l’Europe latine.

A tous ces saints et saintes connus s’ajoutent bien entendu beaucoup d’autres, hommes et femmes inconnus et anonymes qui, d’une manière ou d’une autre, dans la simplicité et parfois dans l’ombre, ont rayonné de la flamme évangélique. On peut dire qu’ensemble, il s’agit de cette multitude innombrable de « toutes langues, races, peuples et nations » dont parle l’Apocalypse de Saint Jean.

Il est bon donc de célébrer cette fête dans la joie et l’admiration, mais il est aussi primordial d’implorer leur intercession pour qu’à notre tour nous puissions être des témoins fidèles et crédibles de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. Bref, que cette fête soit pour nous une occasion de prier afin d’avoir encore plus d’hommes, de femmes et de jeunes assoiffés de changer le visage du monde à l’exemple du Christ lui-même et des saints qui ont déjà atteint le bonheur du ciel après avoir mené une vie bien remplie de gestes et d’engagements concrets qui rejoignent le projet même de Dieu : un monde nouveau, son Royaume !

Mais en fêtant les saints, l’Eglise n’oublie pas tous les autres défunts. Nous pensons bien entendu à tous les nôtres, des parents, des proches, des amis ainsi que toutes les personnes qui nous ont marqués à jamais par leur témoignage de vie, leur présence, leurs actions … J’en profite pour exprimer ma profonde sympathie à toutes les familles de nos communautés qui ont perdu quelqu’un cette année. Nous avons la joie de les accueillir le jeudi 01 novembre à 18h30 à l’église de Saint Nicolas à Stembert, puis le vendredi 02 novembre à 18h30 à l’Eglise Saint Hubert à Heusy pour un temps de prière et de recueillement au cours de l’Eucharistie en mémoire des leurs et de tous les défunts. Nous prierons ensemble avec toutes ces familles pour que leur Foi soit plus forte et que leur peine et chagrin ne soient pas sans espérance.

Je sais qu’on se pose beaucoup de questions face à l’énigme de la mort qui reste toujours incompréhensible et scandaleuse surtout quand elle emporte des personnes de tout âge : des nouveau-nés, des enfants qui s’ouvrent à la vie, des jeunes dans la fleur de l’âge sur qui de grands espoirs étaient fondés, des hommes et des femmes ayant un bon avenir devant eux …. Oui, cela donne l’impression que le ciel reste muet, que Dieu garde le silence, mais ne perdons pas de vue le socle même de notre foi : « Le Christ est ressuscité des morts, avec lui nous ressusciterons ». Que cette conviction nourrisse notre espérance.

Bonne et joyeuse fête de la Toussaint à toutes et tous.

Oscar MUREKEZI, votre Curé.

 

Du chasseur au protecteur, de la consommation à la sauvegarde

infos de la semaine

feuillets du 30ème dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

 

 Saint Hubert, évêque de Liège et successeur direct de saint Lambert, est célèbre pour être le protecteur des animaux. Il l’est devenu parce que c’est un chasseur repenti ! Il a vécu une conversion si forte qu’il a définitivement arrêté de chasser des animaux pour annoncer l’évangile à travers tout son épiscopat. Cela a porté de nombreux fruits dont nous bénéficions encore aujourd’hui.

Mais si saint Hubert vivait aujourd’hui, quelle serait sa conversion ? Quelle serait la vocation d’un homme qui chasse le vendredi saint ? Déjà, ce serait une conversion à la loi belge, puisque la chasse au cerf est interdite de janvier à fin septembre. Ensuite, cela pourrait être une conversion dans son rapport à la nature. Avant de poursuivre, je voudrais préciser que la chasse n’est évidemment pas un péché. Cependant, Saint Hubert agit en ignorant le Christ et en instrumentalisant égoïstement sa création, en la consommant. Notre création est actuellement bien malmenée par notre humanité. Elle ne nous appartient pas, nous en sommes les intendants car nous l’avons reçue du Seigneur.

Nous ne pouvons pas continuer de la traiter comme un produit de consommation, remplaçable à souhait. Cela ne mène qu’à sa destruction et la nôtre par la même occasion.

Aussi, n’ayons pas peur de nous engager pour sa sauvegarde. Que notre maison commune, selon l’expression du Pape François, soit pour nous et pour toutes les générations à venir une maison belle, harmonieuse et accueillante, à l’instar de son créateur.

Thomas Sabbadini

Intervention au synode des jeunes à Rome

les infos de la semaine

Feuillets du 28ème dimanche du Temps Ordinaire

Immaculée Conception
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Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire du diocèse de Malines-Bruxelles et responsable de la pastorale des jeunes pour la conférence épiscopale belge est actuellement à Rome, pour le synode sur les jeunes. Il est intervenu ce mercredi 10 octobre matin devant les évêques du monde entier venus pour l’évènement. Il avait soumis son texte à ses confrères évêques belges, et tous l’ont accepté. Ces mots ont donc été prononcés à Rome au nom de la conférence épiscopale belge.


J’aimerais en quelques points inviter à une meilleure compréhension de l’usage que nous faisons du terme « vocation » (cf. Instrumentum laboris (I.L.), II° partie, chapitre II, n°s 85 et sv).

  1. (Le choix de la vie) La vocation fondamentale qui résonne dans la conscience de tout être humain est l’appel à la vie. « Tu choisiras la vie pour que tu vives » (Dt 30,19) Ce choix fondamental, à renouveler chaque jour de notre existence, éveille à la confiance en soi, qui elle-même engendre une ouverture à l’autre et un engagement au service du monde. L’appel à la vie est chemin d’humanisation. « Tu choisiras la vie… en aimant le Seigneur, en écoutant sa voix, en t’attachant à lui » (Dt 30,20). Pour le chrétien, cet appel à la vie est une invitation à être et à devenir disciple du Christ : « viens et suis-moi ». La réponse, donnée librement, est de modeler sa vie sur celle du Christ : à déployer la confiance en Dieu, la prière, l’amour, la joie, le don de soi… L’appel du Seigneur propose un chemin de déification, de sainteté.
  2. (Les choix dans la vie) La vocation baptismale est « source et sommet» de toute autre vocation. Et en premier lieu les appels dans la vie quotidienne, appels dont la réponse prépare les grands choix à faire aux tournants de l’existence.  L’Eglise se doit d’accompagner, avec tact et pédagogie, le discernement des jeunes. Elle doit les aider à faire « l’exégèse » de leur vie, pour qu’ils deviennent, chacun à son propre rythme, disciples du Christ. Si elle ne s’y engage pas mieux, l’Eglise continuera à perdre sa crédibilité. (Le choix d’un état de vie) Voilà pourquoi l’Eglise accompagne aussi, sans forcer, les questions liées à l’état de vie : le mariage chrétien et le célibat pour le Royaume. Ces deux vocations méritent d’être, à part égale, mises en valeur par l’Eglise.
  3. Enfin, la vocation baptismale ouvre le cœur de certaines personnes – mariées ou célibataires – à l’appel de l’Eglise, au nom du Seigneur, à la servir, à être ministre de la communauté chrétienne. Le premier appelant est dans ce cas l’Eglise ! D’ailleurs, à l’appel de son nom, l’ordinand s’avance et dit « me voici ». Ensuite, on s’adresse à l’évêque : « la Sainte Eglise vous présente N. et demande que vous l’ordonniez prêtre ».

Il y a une vocation chrétienne, baptismale, et des vocations qui lui donnent chair. Permettez-moi de conclure : je suis convaincu que certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers « me voici » si l’Eglise devait les appeler au ministère presbytéral.
Jean Kockerols

 

OUVRONS-NOUS A l’ESPERANCE, OUVRONS-NOUS AUX AUTRES !

Infos de la semaine

Feuillets du 27ème dimanche du temps ordinaire

Immaculée Conception
Marie-Médiatrice
Saint-Nicolas
Saint-Hubert
Sainte-Julienne

Chers Paroissiens, chers Lecteurs,

De tout cœur, je veux remercier toutes celles et tous ceux qui, répondant à l’appel de votre Equipe Pastorale que je salue très chaleureusement au passage et remercie beaucoup, ont donné de leur temps, de leur énergie pour préparer, organiser et animer la belle journée de mon accueil le dimanche 30 septembre dernier, ou simplement pour être présents. Merci aussi à beaucoup d’autres qui n’ont pas pu se joindre à nous mais qui se sont manifestés de diverses manières pour me rassurer de leur communion priante. Je tiens à vous dire combien j’ai été touché par tous les petits mots et gestes concrets posés lors de cette fête. Je n’en méritais peut-être pas tant, mais UN TOUT GRAND MERCI !

Après les mots qui ont été dits « ex-cathedra » à cette occasion par rapport à nos attentes et nos aspirations, permettez-moi aussi de vous encourager à nous ouvrir tous à l’Espérance. Il y a bien sûr notre mission d’adultes baptisés appelés à vivre d’évangile au quotidien et à être des témoins du Christ-Amour et Sauveur, il y a l’action pastorale dans sa globalité à mener tous ensemble en tant que membres d’une communauté chrétienne chacun à son niveau et selon son charisme, mais je crois qu’il y a aussi notre regard à changer vis-à-vis de l’autre ou des autres notamment celui que nous croyons différent de nous !

Depuis quelque temps déjà nous assistons à un afflux migratoire indescriptible aux portes de l’Europe, certains par le nord de l’Afrique, d’autres venant du Moyen-Orient et surtout de Syrie où la guerre fait rage depuis déjà plus de cinq ans. Dans leurs tentatives pour rejoindre l’Eldorado européen, la traversée de la mer coûte la vie à la plupart d’entre eux et très peu de chanceux et miraculeux parviennent à fouler le sol européen.

J’espérais que le corps sans vie d’un petit Syrien de 3 ans Aylan KURDI, retrouvé échoué sur une plage de la mer Egée dans cette tentative hasardeuse et dont l’image a fait le tour du monde il y a trois ans allait réveiller les consciences ! Mais quand j’apprends ce qui se passe aujourd’hui, même chez-nous en Belgique -au Parc Maximilien à Bruxelles- la manière dont ces pauvres gens sont malmenés et humiliés, j’en déduis que le chemin reste long pour parvenir à nous ouvrir à l’autre et accepter nos différences ! Pour ceux qui voudraient me contredire, pensez à ceux qui ont érigé des mûrs avec des fils barbelés à leurs frontières ! Ou encore à celles et ceux qui, fatigués et épuisés par un voyage long et périlleux dans l’espoir qu’ils sont désormais hors de danger, sont accueillis avec des coups de matraques ou des humiliations de tout genre à leur arrivée aux frontières de certains pays ou encore des manifestations organisées contre leur accueil !!

Au lieu d’ériger des murs de protection, au lieu de slogans et idéaux de haine, de violence et de séparation dans lesquels se complaisent certains, si nous pouvions comprendre l’urgence qu’il y a à accepter de s’ouvrir à l’autre, nous changerions vraiment la face du monde ! Parlant de cette ouverture, du verbe « s’ouvrir », cela me fait penser au mot de Jésus « Effata », « Ouvre-toi » quand il a guéri le sourd- muet ! (Mt7, 35). Avec ce « Ouvre-toi » le Christ s’adresse aussi à chaque homme, à chaque femme et à chaque jeune habitant ce monde aujourd’hui, il nous invite tous à ouvrir notre cœur et à le laisser attendrir par tout ce qui blesse nos frères et sœurs en humanité.

Accueillons donc cet appel et ouvrons-nous à chaque membre de notre communauté quel qu’il soit, sortons de notre confort, de notre autosuffisance pour nous ouvrir aux autres clochers afin de créer des synergies, ouvrons-nous au monde dans lequel nous vivons, car à mon sens, notre rôle et notre mission de chrétiens n’est autre que de bâtir avec Jésus des communautés accueillantes et ouvertes aux autres en étant plus particulièrement attentifs à tous les blessés de la vie.

Ouvrons-nous à la foi afin de prendre conscience que, qui que nous soyons, chrétiens ou musulmans, blancs, noirs ou jaunes…, nous sommes tous enfants de Dieu qui nous aime tous d’un même amour et que nous avons à ajuster notre regard sur les autres à ce regard d’amour de Dieu sur tout être humain !  Ouvrons-nous aussi à l’espérance de la victoire de l’amour sur le mal, sur la haine et la violence ainsi que sur tout ce qui paralyse l’homme. Gardons la foi et nourrissons l’espérance que tout peut changer et que nous pouvons changer la face de la terre si nous nous y engageons tous en vérité, avec et à la suite du Christ Sauveur !

  1. Oscar MUREKEZI, votre curé